Bois Belleau et Suresnes, symboles de l'engagement américain

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Le champ de bataille du Bois Belleau, près de Château-Thierry (Aisne) et le cimetière américain de Suresnes en région parisienne, où doit se rendre samedi et dimanche Donald Trump, symbolisent l’engagement des troupes américaines dans la Première Guerre mondiale.

– Le Bois Belleau, premier engagement majeur –

Longtemps neutres, les Américains déclarent la guerre aux Allemands le 6 avril 1917.

Fin mai 1918, une offensive allemande marque le début de la 2e bataille de la Marne. L’état-major français demande à la 2e division d’infanterie américaine (DIUS), surnommée l’Indianhead à cause de son badge à l’épaule représentant une tête d’indien, d’intervenir.

En juin, cette division parvient à stopper l’avancée allemande au prix de très lourdes pertes, avec 7.876 morts, blessés et disparus et des combats au corps à corps ou à la mitrailleuse.

“L’ardeur des Américains dans les tranchées impressionne beaucoup les Allemands, qui surnomment leurs adversaires les +Teufelhunden+ (chiens de l’enfer)”, note la Mission centenaire sur son site internet.

Dès juin 1918, les 81 hectares du bois de Belleau sont baptisés “bois de la brigade des Marines”. Une nécropole, concession américaine depuis 1922, la statue d’un Marine ainsi qu’un musée de la Mémoire ont été érigés à Belleau, village de 140 habitants.

De très nombreuses rues et routes aux États-Unis portent aujourd’hui le nom de ce petit bois de l’Aisne.

– Suresnes, 1.541 tombes –

Un lieu de recueillement à flanc de colline dominant au loin Paris, avec ses centaines de croix blanches parfaitement alignées: situé sur le versant est du Mont-Valérien, le cimetière américain de Suresnes est le seul d’Europe à associer officiellement les deux guerres mondiales.

Il accueille sur trois hectares de terrain – laissés, à perpétuité, à libre disposition des États-Unis par la France – les sépultures des 1.541 soldats américains tombés au cours de la Première Guerre mondiale en France et ayant transité par l’Hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Vingt-quatre soldats, Marines ou aviateurs, tous inconnus et tombés sur le front de Normandie pendant le second conflit mondial, y sont également enterrés.

Inauguré en 1919, le jour du “Memorial Day”, le cimetière a été créé deux ans plus tôt après l’entrée en guerre de Washington.

Il constitue “le symbole de l’amitié qui lie de longue date les États-Unis et la France”, souligne auprès de l’AFP son surintendant, Keith Stadler.