Intelligence artificielle : la Chine révèle un présentateur télé virtuel

“Bonjour tout le monde, c’est mon premier jour au sein de l’agence Xinhua.” Celui qui prononce ces mots en fixant le fond de la caméra n’est pas le dernier journaliste recruté par l’agence de presse d’Etat chinoise. C’est un robot. Ou plutôt, une intelligence artificielle, qui prend les traits d’un des présentateurs de la chaîne.

La technologie en soi n’est pas révolutionnaire : le ton est monotone et les expressions faciales assez limitées. De bluffantes imitations de Donald Trump ou de Barack Obama ont déjà fait le tour du web, des réalisations bien plus poussées que les deux présentateurs de Xinhua.

Mais c’est la première fois que le procédé est utilisé pour transmettre de l’information, et a fortiori de l’information rédigée par l’agence de presse d’un Etat autoritaire. Certains observateurs s’inquiètent donc déjà de ses possibles dérives dans un pays comme la Chine, 176e au classement de la liberté de la presse (sur 180).

D’autres y voient l’aboutissement d’une politique de mise au pas des journalistes, comme le site spécialisé New Atlas : “la Chine ne fait même plus semblant de se doter de visages humains pour diffuser ses messages de propagande.”