Retrouvailles avec Imoh Ezekiel: "Après le Standard, je devais signer à Tottenham"

Imoh Ezekiel était promis à un très bel avenir mais à 25 ans, il est rentré à Courtrai.

“Tu viens de Liège ? Tu as eu deux heures de route pour venir jusqu’ici alors.” Imoh Ezekiel est rentré en Belgique cet été après avoir pas mal bourlingué, mais il n’a pas perdu ses repères. La Cité ardente a marqué le début de son parcours footballistique, lui qui a réellement lancé sa carrière professionnelle au Standard. À cette époque, tout le monde imaginait qu’il allait suivre la même trajectoire que Michy Batshuayi, avec qui il partageait la pointe de l’attaque liégeoise, mais d’étranges choix sportifs et des transferts ratés l’ont empêché de réaliser le parcours que ses qualités méritaient.

Aujourd’hui, le format de poche tente de se relancer à Courtrai, où il a paraphé un contrat de trois ans lors du dernier mercato estival. “Je voulais revenir en Belgique car je connais bien le championnat et je considère ce pays comme ma deuxième maison. J’y ai toujours été très bien accueilli et les gens, que ce soit à Liège, Bruxelles ou Courtrai, sont très gentils avec moi”, concède celui qui a également été courtisé par l’Antwerp. “Lorsque mon agent m’a fait part de l’intérêt courtraisien, je me suis souvenu que j’y avais souvent connu des matches difficiles et que l’ambiance était très chaude. C’était donc la bonne équipe pour me relancer et écrire un nouveau chapitre de ma carrière.”

C’est exactement là où se situe le sympathique attaquant. À vingt-cinq ans, il a besoin de retrouver un temps de jeu qui lui a souvent fait défaut dans ses précédents clubs. Que ce soit à Anderlecht ou à Konyaspor. “Sincèrement, mon passage en Turquie est le plus grand regret de ma carrière. Au début, j’étais intéressé à l’idée de découvrir cette compétition mais rapidement, je n’ai plus reçu mon salaire et j’ai eu des problèmes avec mon visa. Cela m’a empêché de jouer l’Europa League et je ne pouvais même pas accompagner mes équipiers en stage de présaison car mes papiers n’étaient pas en ordre. Je devais rester en Turquie et jouer avec la réserve. J’avais l’impression d’être comme un touriste en vacances. J’ai dû me battre pour avoir mon argent et des papiers en ordre. Quel manque de professionnalisme !”

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