La serviette enflamme les débats

Le débat a repris de plus belle. Fernando Verdasco avait contribué à le mettre sur le devant de la scène en maltraitant quelque peu un ramasseur de balles qui tardait à lui apporter sa serviette. Roger Federer avait appelé à davantage de respect pour ces « ballboys ». Et certains avaient estimé que les joueurs devraient gérer eux-mêmes leur serviette. Au Masters Next Gen, elle est dans une boîte à disposition et chacun se débrouille seul. Une innovation qui ne plaît pas à Stefanos Tsitsipas.

« Sur le court, je ne veux penser qu’au tennis, pas m’occuper de savoir où j’ai laissé ma serviette. Ça, c’est un boulot pour les ramasseurs de balles », a estimé le Grec, 15e mondial, qualifié pour la finale à Milan« Pour jouer votre meilleur tennis, vous ne devez pas avoir à vous demander où et quand vous allez prendre votre serviette. Je n’ai pas tellement aimé ça. Je devais tout le temps courir pour la prendre, j’avais ça en tête tout le temps. »

« Le travail des ramasseurs, c’est de vous donner la balle »

Un peu plus au Nord, à Londres, où il est qualifié pour le Masters, Alexander Zverev a lui aussi été interrogé sur la question. Et l’Allemand s’est montré assez critique sur certaines habitudes de ses collègues. « Je ne suis probablement pas la bonne personne à interroger. Je pense que j’ai pris ma serviette une ou deux fois cette année, à Acapulco et Washington quand il faisait très chaud et très humide », a-t-il d’abord rappelé.

Avant de se montrer plus offensif : « Peut-être qu’il faut demander aux gars de la Next Gen. Tiafoe prend la serviette après chaque point et Tsitsipas la demande après un ace ou une double faute. J’ai entendu que Tsitsipas disait que c’était le travail des ramasseurs de balles mais je pense que le travail des ramasseurs, c’est de vous donner la balle. » À noter que l’Américain, présent aussi au Next Gen a parlé de « bonne idée » quand il a été interrogé.

Zverev, comme lui et contrairement au Grec, estime que laisser le joueur gérer seul sa serviette serait une bonne direction à prendre. « Ça éviterait que les joueurs l’utilisent après chaque double faute, chaque retour raté parce que, de mon point de vue, c’est ridicule, a poursuivi le cinquième joueur mondial. […] Peut-être que les joueurs l’utiliseront seulement quand ils suent vraiment. Pour moi, c’est davantage de la superstition que quelque chose de vraiment utile. »

L. A.