Tombera? Tombera pas? Dans les coulisses d'un bras de fer au sein du gouvernement Michel

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Francis Van de Woestyne
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– Mis à jour le

Récit

Belgique

New York, nous sommes le jeudi 27 septembre. Soleil éclatant, 23 degrés. Les délégations des 193 pays gagnent la haute tour de l’Onu. Les chefs de gouvernement se succèdent à la tribune. L’heure de gloire pour certains d’entre eux. Dans les coulisses, les rencontres s’organisent. On se croise, on se serre la main, on s’embrasse : Charles Michel tombe dans les bras d’Emmanuel Macron. Pas de gilet jaune à l’horizon, tout baigne. Le Premier ministre, Charles Michel, costume bleu, chemise blanche, cravate sobre, monte à la tribune, plaide pour un ordre mondial multilatéral : l’exact contre-pied du président américain Donald Trump. Il annonce aussi que la Belgique approuvera le Pacte mondial sur les migrations. La salle est à moitié vide : les délégations présentes applaudissent. À Bruxelles, le discours ne provoque pas la moindre réaction. À ce moment, Charles Michel ne doute pas une seconde de l’onde de choc que ce passage de son discours va susciter deux mois plus tard. (…)