Plusieurs églises profanées en France ces derniers jours

MAGAZINE – Chaque mois, en France, des églises sont vandalisées, des cimetières profanés, des croix ou des calvaires détériorés ou abattus. En 2018, le ministère de l’Intérieur avait publié des statistiques relatives à ces « faits antichrétiens ». Il en avait recensé 1 038 sur un an, les atteintes aux biens étant très majoritaires (98 %).

C’est cette réalité à la fois étonnante et triste que rappelle l’actualité de ce début du mois de février puisque, comme l’a indiqué l’Observatoire de la christianophobie, qui recense méthodiquement ces atteintes au fil de l’année, « sept églises ont été vandalisées ou profanées en neuf jours, du 1er au 9 février ».

À Dijon (Côte-d’Or), un individu est entré dans l’église Notre-Dame peu après son ouverture, a commis des dégradations dans le chœur avant d’ouvrir le tabernacle et de répandre les hosties sur le maître-autel, a indiqué le diocèse. À Nîmes, le tabernacle de l’église Notre-Dame-des-Enfants a été cassé, les hosties jetées par terre ou sur une croix tracée sur le mur avec des excréments. À la cathédrale Saint-Alain de Lavaur (Tarn), le feu a été mis à l’autel d’une chapelle, plusieurs œuvres ayant été endommagées. Des actes de vandalisme ont aussi été constatés dans deux églises des Yvelines (Saint-Nicolas à Houilles, et Saint-Nicolas à Maisons-Laffitte). À Lusignan (Vienne), le tabernacle a été fracturé, le ciboire volé, les hosties répandues dans le tabernacle ; un vol de ciboire contenant des hosties a eu lieu à l’église de Talmont (Vendée), tandis qu’à Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Saint-Hilaire-de-Riez, les églises font l’objet de dégradations régulières depuis un an.

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Parmi ces actes, dont le signalement médiatique est loin d’être proportionnel à leur nombre, les plus graves sont les profanations s’attaquant à l’eucharistie. « Le signe de la croix et le Saint-Sacrement ont fait l’objet d’actions gravement injurieuses », a indiqué le diocèse de Nîmes, annonçant la célébration d’un rite pénitentiel spécifique. À Dijon, c’est une messe de réparation qui a été célébrée dans l’église profanée.