Inondations en Indonésie: le bilan porté à 50 morts en Papouasie

Au moins 50 personnes ont trouvé la mort dans des inondations qui ont frappé la province indonésienne de Papouasie, selon un nouveau bilan annoncé dimanche par l’agence de gestion des catastrophes.

Des inondations à Sentani, à une vingtaine de kilomètres de la capitale provinciale de Jayapura, ont été provoquées par des pluies torrentielles samedi. Outre une cinquantaine de morts, elles ont aussi fait 59 blessés.

«Le nombre de victimes et l’incidence de la catastrophe vont probablement augmenter puisque les équipes de secours s’efforcent encore d’accéder à d’autres zones touchées», a indiqué le porte-parole de l’agence, Sutopo Purwo Nugroho. «C’est un glissement de terrain» en amont de la zone «qui semble être à l’origine des inondations», a-t-il précisé.

Plusieurs dizaines de maisons ont été endommagées. Et si le niveau de l’eau commence à décroître, les évacuations continuent.

«Les équipes de secours procèdent à des évacuations mais elles n’ont pas atteint toutes les zones touchées à cause d’arbres tombés, de roches et de boue» qui bloquent les voies de communication, a détaillé Sutopo Purwo Nugroho.

Des arbres déracinés et quantité de débris jonchent les routes, tandis qu’à l’aéroport de Jayapura un petit avion apparaît endommagé par les inondations. L’aéroport de la capitale régionale reste ouvert, a précisé cependant le ministère des Transports.

Les inondations sont fréquentes pendant la saison des pluies en Indonésie, d’octobre à avril.

En janvier, au moins 70 personnes avaient trouvé la mort dans des inondations et glissements de terrain dans le sud de l’île de Célèbes.

Ces dernières semaines, des centaines d’habitants ont dû évacuer les environs du fleuve Citarum, dans la province de Java occidental, en raison d’inondations.

La province indonésienne de Papouasie est située à l’ouest de l’île de Nouvelle-Guinée, dont l’autre moitié est partagée par la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ancienne colonie australienne devenue indépendante.

C’est l’une des régions parmi les plus pauvres d’Indonésie, et le théâtre d’affrontements sporadiques entre rebelles indépendantistes et l’armée.